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les petites histoires de Gabby: 68.TULIPE (MÉTIER, MÉTIER)

Les villes les plus chaleureuses sont celles qui ont une bonne proportion de marginaux. Ne jamais perdre de vue que ce n’est pas l’être qui se met en marge, mais que c’est la société qui marginalise.

Le marginal est aussi appelé : fou, simple d’esprit, original, libre penseur, handicapé, excentrique, nègre ou étranger.

Toutes les têtes qui dépassent de la norme seraient déclarées marginales. Il y a les très visibles et les moins visibles. Les moins visibles essaient souvent de se cacher. Les plus visibles devraient pouvoir compter sur la gentillesse et la compréhension des gens dit « normaux ».

Les simples d’esprit portent le même fardeau que les torturés des méninges, que les compliqués.

Tulipe est un simple travailleur à l’esprit simple. On dit qu’il n’a pas inventé la poudre (nous non plus par ailleurs) mais que c’est un joyeux luron. Il a un défaut de prononciation et répète souvent la même chose. Il faut bien qu’il travaille, mais il préfère le bistrot. L’a-t-on déjà vu saoul? Tulipe a son surnom Tulipe et aux mots qu’il répète pour affirmer ses paroles « métier- métier » ce mot répété signifie qu’il sait de quoi il parle. Il veut nous dire : « je connais le métier, j’ai du métier ».

Depuis peu, son copain Jules l’appelle « Marguerite ». « C’est pour changer » dit-il. Tulipe a dit à Jules qu’il aimait : « Ça fait classe, Marguerite et ça fait moins hollandais - métier, métier. »

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