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Gabby Marchand

  • Le quatrain de la semaine

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  • Et n'oubliez pas, …

    … , le double album "Gabby Marchand chante Jean Cuttat" est paru chez CVW DISQUES OFFICE S.A.

     Rte de L'industrie 13 
     CH -1754 Rosé 
     

    Pour envoyer un mail: office@disquesoffice.ch
    Le site de DISQUE OFFICE: www.disquesoffice.ch

    Il est aussi disponible en Suisse dans les FNAC et Media markt

    Et on peut le télécharger sur iTunes.

  • Les petites histoires de Gabby: 42.Aveugle

    Les fillettes ont dix et onze ans. Elles sont nouvellement voisines. Elles se découvrent.

    « Tu vois comme elle est belle, cette rose ? » dit la première à l'autre.
    « Fais-moi sentir ! » dit l'autre à la première.
    « Oh oui, elle sent beau » dit-elle « quelle est sa couleur ? »
    « Elle est rouge » lui répond la première,
    « tu sais comment c'est, rouge ? »
    « Bien sûr que je sais ! C'est rouge pour moi comme c'est rouge pour toi » dit-elle, souriante.

    « Mais » lui rétorque la première « comment sais-tu que le rouge est rouge puisque toi, tu n'y vois rien ? »
    « Ben toi, tu vois le rouge avec tes yeux, parce qu'on t'a dit que rouge était rouge. Moi, je vois le rouge avec ma pensée parce que l'on m'a expliqué que rouge c'était lumineux, gai, fort et que ça pouvait aussi représenter la colère ».

    « T'es pas triste de ne rien voir ? » demande la première.
    « Mais bien sûr que non, penses un peu, je te perçois avec mes pensées et avec mon coeur et je t'aime telle que je te vois de l'intérieur. »

    La première ferme souvent les yeux lorsqu'elle parle avec l'autre:
    « J'ai l'impression qu'elle me voit mieux » pense-t-elle, réjouie d'avoir une vraie bonne amie.

  • Le quatrain de la semaine

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  • Les petites histoires de Gabby: 41.Justo

    Après la grande période italienne, les Hispaniques  sont devenus une nouvelle grande masse d'ouvriers et d'ouvrières à immigrer en Suisse.

    Justo, bel hidalgo d'Asturie, avait quitté son Espagne natale à l'âge de 19 ans. « Eh oui » dit-il « ça fait déjà trente-six ans que je suis chez les Helvètes. »

    Justo est un chasseur, un vrai, pas un massacreur.

    Quand il tue le sanglier, il en fait profiter tout son entourage. A l'époque de la chasse, la carte de son restaurant est alléchante. Ses viandes prélevées de la chasse sont de haute qualité.

    Justo est un pêcheur de rivière ; un vrai. Ses bonnes prises font le régal des amateurs de poissons sauvages. « Quand on a goûté aux animaux sauvages, on a de la peine à se remettre à la consommation de chair d'élevage. Question de goût ! Ce sont les graisses qui font toute la différence ».

    Justo aime le sport: le foot, le vélo et Federer. « Pour qui vibres-tu lors d'un match entre l'Espagne et la Suisse ? » - « Ca dépend du gagnant ! », aime-t-il à dire avec un petit sourire malicieux. « Quand  l'Espagne gagne, je fais part de ma tristesse vis-à-vis des Suisses. Si d'aventure, la Suisse vient à gagner j'applaudis mon pays d'adoption. »

    « Trente-six ans de ta vie passées en Suisse font-elles de toi un Suisse ? » lui demande-t-on. « Un Suisse non » rétorque-t-il, « mais trente-six ans de vie commune avec les citoyens de cette ville ont fait de moi un vrai Fribourgeois...tout comme toi !».

  • Le quatrain de la semaine

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  • Les petites histoires de Gabby: 40.La petite pleureuse

    Le voyageur voyage. Il n'a pas d'heure. Il a le temps. Il a jeté son dévolu sur un pays qu'il ne connaît pas très bien. Comme le réseau ferroviaire de ce pays est très dense et qu'il a bonne réputation il a opté pour la découverte par le rail.

    Le train il aime ça, notre voyageur friand de découvertes et de rencontres.

    En Tunisie, il avait choisi le dromadaire pour se lancer dans le désert du grand sud.

    En Norvège, il avait opté pour le bateau, moyen le plus adapté à la découverte des fjords.

    Aujourd'hui, ce sera le train avait-il décidé.

    « Prochain arrêt... » Notre homme quitte précipitamment son wagon. Ce qu'il y a de bien, c'est que les gares sont presque toujours au centre des villes (petites ou grandes). L'homme se retrouve très vite au beau milieu d'une rue piétonne. Il s'arrête et hume l'atmosphère. Assis sur un petit banc de pierre, il observe (un art qu'il porte jusqu'à la jouissance). Il aperçoit au loin comme une petite statue.  « Tiens, » se dit-il, « on dirait une de ces statues humaines où le comédien a le don de rester immobile. Ca impressionne toujours le badaud admiratif ».

    Une petite fille observe sous toutes les coutures la mystérieuse statue. « Tu crois que c'est une vraie dame ? » murmure-t-elle à sa maman. « Mais non... Tu vois bien qu'elle est en métal d'aluminium et qu'elle est là à ne jamais bouger, c'est une petite statue fontaine ».

    La fillette regarde attentivement les yeux de la statue et affirme : « Non, maman c'est une vraie dame, elle doit être malheureuse, elle a les yeux qui pleurent. »

  • Le quatrain de la semaine

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  • Les petites histoires de Gabby: 39.L'homme qui savait tout ...sauf

    L'homme a belle prestance. Il porte « beau », comme ils disent là-bas. Distingué, droit comme un I, il règne sur son auditoire. Il trône. Il est expansif. Il tient le crachoir et ne l'abandonne qu'à contre-coeur.

    Il survole tous les sujets.

    La politique américaine, il la maîtrise mieux que ce vaniteux de Bush.

    Il sait persuader son entourage qu'il a les solutions aux problèmes du climat. A l'écouter, on se prend à rêver d'avoir devant nous le nouveau messie de l'écologie.

    Les belles femmes, pour lui, ça n'existe pas : « Elles sont toutes passées par le bistouri et, si tu grattes un peu, ça craque de tous côtés », affirme-t-il sûr de lui.

    « Le sport » jubile-t-il « ça n'existe plus. C'est fric, fric, fric et compagnie. Ce sont tous des drogués ».

    Il aime à parler d'art moderne. « Moi je devrais être multimillionnaire » clame-t-il « regarde les Picasso et compagnie. Ce qu'ils font, je sais le faire et.. même mon petit-fils dessine mieux que ces artistes de pacotille ».

    Ah ce que ce beau parleur en a à dire sur tous les sujets !

    « Dites-moi monsieur » demande une auditrice de passage « vous arrive-t-il de vous poser des questions ? ». L'homme la toise avec dédain : « Ma culture vous dérangerait-elle ? » lance-t-il de son air le plus méprisant « Non ! » dit en souriant l'auditrice de passage, « mais je me demande si vous savez analyser vos propres conneries »

     

  • Le quatrain de la semaine

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