Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Gabby Marchand

  • Les petites histoires de Gabby: les meilleures de … (2).REVER

    « Julie, Julie ! Arrête donc de rêver et viens ici ! »

    Julie était, vous l’aurez compris, une rêveuse de première. Tout ce qui parlait de châteaux et de princesses la faisait rêver. Son grand-papa ne lui disait-il pas « Bonjour, ma jolie petite princesse » ?

    Julie aimait dessiner, faire des puzzles, jouer aux playmobiles et à la poupée.

    Son grand-papa aimait la voir dessiner. Un jour, il lui avait même offert une grande boîte de crayons de couleurs Caran d’Ache.

    Quand Julie dessinait des arcs-en-ciel, grand-papa s’imaginait qu’elle escaladait l’arc et ses sept couleurs en rêvant.

    Un jour, grand-papa qui avait invité toute sa petite famille au restaurant s'était commandé des escargots. « Deux douzaines ! » avait-il dit avec un sourire gourmand. « Tu veux y goûter ? » demanda-t-il à Julie.

    Au désespoir de ses grands frères, Julie goûta, et aima.

    Depuis, l’escargot est devenu un véhicule de rêve entre Julie et son grand-papa.

    Cette année, Julie est entrée à la grande école.

    « C’est bien, » dit une voisine, « Julie va enfin pouvoir lire les cartes postales que son grand-papa lui envoie. »

    « C’est bien, mais l’école a-t-elle la réputation de laisser les enfants rêver ? » répond le grand-père et il s’en va rêver sur d’autres arbres

  • Et n'oubliez pas, …

    … , le double album "Gabby Marchand chante Jean Cuttat" est paru chez CVW DISQUES OFFICE S.A.

     Rte de L'industrie 13 
     CH -1754 Rosé 
     

    Pour envoyer un mail: office@disquesoffice.ch
    Le site de DISQUE OFFICE: www.disquesoffice.ch

    Il est aussi disponible en Suisse dans les FNAC et Media markt

    Et on peut le télécharger sur iTunes.

  • Les petites histoires de Gabby: les meilleures de … (1).L’humain

    Le blog de Gabby va prendre quelques vacances …

    On ses retrouve à la rentrée, et, d'ici là, de temps en temps et de manière irrégulière, quelques histoires vont de nouveau se montrer …

    Lire la suite

  • Le quatrain de la semaine

    2017-06-11.jpg

  • Les petites histoires de Gabby: 85.ATTENDRE

    « Attendre… Attendre sous la pluie… va-t-il pleuvoir toute la vie ? »

    L’homme attend et chantonne ce bout de poème qu’il connaît bien. Poème de Jean Cuttat mort depuis trop longtemps, mais toujours présent dans la pensée de l’homme attendant… que ça se passe.

    « Je suis un « attendeur » au même titre que je suis un « regardeur » aime-t-il à dire.

    L’homme aime se poser dans un bistrot, dans une salle d’attente, sur un banc de jardin public ou tout bêtement à un arrêt de bus.

    « Attendre… Attendre sous la pluie… va-t-il pleuvoir toute la vie ? »

    L’homme avait bien connu Jean Cuttat et sa poésie. Il avait eu l’occasion de lui dire de vive voix tout l’amour qu’il lui portait.

    L’homme aime attendre. « Il y a toujours quelque chose à attendre » pense-t-il « le retour des hirondelles, un vol de papillon, le sourire d’un enfant, une belle femme au regard généreux ».

    « Attendre… Attendre sous la pluie… va-t-il pleuvoir toute la vie ? »

    Rien ne perturbe l’attente de l’homme attendant. Ni pluie, ni soleil, ni chaud, ni froid… C’est dans sa tête que tout se passe bien.

    Il regarde tous les gens qui courent… qui courent… qui courent et qui se plaignent toujours de perdre leur temps.

  • Le quatrain de la semaine

    2017-06-04.jpg

  • Les petites histoires de Gabby: 84.LE RENDEZ-VOUS

    J.J. est un malade gravement atteint de timidité. Il ne veut tellement pas qu’on le reconnaisse que personne (ou presque) ne sait son prénom ou son nom. Ce qui fait qu’il est devenu très connu sous les initiales J.J.

    Salut J.J. ! Ça va J.J. ? T’as pas vu J.J. ? A tant se cacher derrière ses initiales, J.J. est obligé de vivre sa timidité maladive en pleine lumière.

    Enfin dans SA solitude, J.J. aspire pourtant à conquérir une âme sœur. Il crève d’envie d’habiter sa solitude avec une compagne.

    « Vivons heureux, vivons cachés » est un dicton qui lui convient parfaitement.

    Il ose une rencontre sur Internet. Pas de photo, mais un premier rendez-vous est envisagé.
    « Rencontrons-nous à 17 heures 30 au Café du Rond-Point près de la Gare », lui suggère l’élue.
    Le jour dit, J.J. est attablé au Café du Rond-Point dès 15 heures 30.
    « J’aurais le temps de réfléchir afin de bien me comporter devant cette peur qui me ronge » s’était-il dit.

    La belle dame qui s’assoit à sa table lui fait la conversation presque unilatéralement. J.J. se sent bien. Ils partent ensemble.

    Il est 17 heures 30. Une femme cherche avec insistance un regard approbateur. Rien… elle commence à croire aux fantômes.

  • Le quatrain de la semaine

    2017-05-28.jpg

  • Les petites histoires de Gabby: 83.GEORGES PEREC

    Ça y est ! Il y est ! Il est 16 heures 21 et André note sur son carnet de voyage qu’il est enfin arrivé dans cette toute petite rue qu’est la rue Georges Perec, « écrivain français 1936-1982 ».

    Il a compté 32 pas de marcheur, 21 escaliers, et encore 15 pas de marcheur et le tour est joué. « C’est à coup sûr l’une des plus petites rues de Paris et ça c’est bien » pense-t-il pour rendre hommage à cet écrivain du surréalisme et de l’autodérision.

    André a passé plus d’une heure de RER et de bus (57) pour cet instant de bonheur à remplir sa tête et son cœur du souvenir de Georges Perec tant aimé par lui.

    La rue Perec est près de la porte de Bagnolet et qui voudrait s’y rendre aura à cœur de faire l’effort de chercher tout il faut faire l’effort pour pénétrer dans les écrits de Perec afin de s’en repaître à satiété.

    Il y a quelques années, André avait découvert les « Je me souviens… » dits par le merveilleux comédien Samy Frey au théâtre de l'Opéra Comique, à Paris. Depuis, il a lui-même écrit un millier de SES « Je me souviens… » qui ont permis autant de courts voyages dans son passé. Demain André quittera Paris rempli d’images qui ne le quitteront pas si tôt.

    « Salut Perec » dit-il à haute voix avant de s’engouffrer dans la bouche de métro de la ligne 3.