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Gabby Marchand

  • Le quatrain de la semaine

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  • Et n'oubliez pas, …

    … , le double album "Gabby Marchand chante Jean Cuttat" est paru chez CVW DISQUES OFFICE S.A.

     Rte de L'industrie 13 
     CH -1754 Rosé 
     

    Pour envoyer un mail: office@disquesoffice.ch
    Le site de DISQUE OFFICE: www.disquesoffice.ch

    Il est aussi disponible en Suisse dans les FNAC et Media markt

    Et on peut le télécharger sur iTunes.

  • Les petites histoires de Gabby: 55.Couleurs

    Les enfants chantaient : Cheval noir ou cheval blanc
                                 Emmène-moi en voyage
                                 Par-dessus les gros nuages
                                 Où il ne pleut pas souvent

    Et encore :            Cheval bleu ou cheval vert
                             Vous les chevaux de mes rêves.

    « Mais c’est idiot de chanter ça » dit le plus grand de la fratrie, des chevaux bleus ou des chevaux verts, ça n’existe pas ». Géraldine, la plus timide de toutes, prit un crayon de couleur vert et dessina un cheval vert.
    «  Tu vois, ça existe un cheval vert, y’a qu’à le dessiner. »

    Dans le bus de cette petite ville à l’écart des grands axes routiers, le petit garçon ne quitte pas des yeux cet homme tout noir et grand comme une montagne.
    « Arrête de regarder le monsieur comme ça » dit la maman, toute gênée.
    L’homme sourit et s’adresse à l’enfant de sa belle voix de basse ;
    « T’as jamais vu un nègre pour de vrai ? Viens tu peux toucher, ma peau est comme la tienne mais elle a été très, très longtemps au soleil. »
    Et le petit d’homme de sourire de joie.

    « Papa, pourquoi on dit que les Africains sont noirs ? Ils sont brun clair ou brun foncé… mais pas noirs ! »

    « Papa, pourquoi on dit que les Chinois et les Japonais ont la peau jaune ? Ils sont pas jaunes ! Ils ont la peau comme de la crème de Gruyère. »

    « Papa, pourquoi on dit 'peau-rouge' aux ancêtres d’Amérique du Nord ? C’est parce qu’ils ont brûlé leurs terres ? »

    « Papa, pourquoi on dit que je suis blanc ? Je trouve que ma peau ressemble plus à un cochon de lait qu’à un drap de lit ! »

  • Le quatrain de la semaine

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  • Les petites histoires de Gabby: 54.Les pierres

    Il était très connu dans le milieu de la pierre. Non pas de la pierre de construction, ni de la pierre précieuse, que non, que non, mais des collectionneurs de cailloux.

    Dès son enfance, il avait été marqué et fort impressionné par des images du Palais Idéal qu'avait construit le facteur Cheval avec des cailloux qu'il rapportait chaque jour de sa tournée de facteur.

    Il ne serait jamais un deuxième facteur Cheval, mais il ne manquait pas une occasion de se baisser pour cueillir un beau caillou par-ci, une belle pierre par là.

    Il eut l'idée de marquer quelques pierres de son empreinte pour les personnaliser. Tailler le caillou au marteau et au burin s'avéra une tâche trop ardue. Il commença par peindre chaque pierre d'une couleur différente. Il en fit des mates et des brillantes. Un beau jour, il inventa des signes cabalistiques et se créa un monde venu d'ailleurs.

    C'est quand il commença à disperser ses cailloux à certains endroits de la ville, toujours les mêmes, et que ces cailloux se mirent immédiatement à disparaître qu'il trouva que ça devenait intéressant.

    Lors d'une soirée passée chez des amis d'amis d'amis, il reconnut (à sa grande surprise) sur un beau meuble, un alignement de ses propres petits cailloux peints et marqués de signes cabalistiques.
    « Mais d'où viennent ces beaux cailloux ? », s'exclama-t-il à la cantonade.
    Et l'hôte d'un soir de lui expliquer qu'il avait acheté cette collection à un voyageur de passage qui lui avait garanti l'authenticité de « pierres à messages » très anciennes.

  • Le quatrain de la semaine

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  • Les petites histoires de Gabby: 53.Christian

    Christian a quatorze ans. Quand il fait une bêtise, ce qui lui arrive fréquemment, il répond avec désinvolture : « J'y peux rien... c'est comme ça, c'est l'âge bête ».

    Son papa n'insiste pas. Il connaît son rejeton et surtout il se souvient de ses propres frasques quand il était lui-même enfant.

    Si Christian paraît être un adolescent lambda, il tranche pourtant avec une grande majorité de ses congénères boutonneux, prêts à la mue : il est curieux.

    Il sait se révolter : « Oh, vous les vieux, vous ne me laissez rien faire. Obéir, obéir... et ramper... y'en a marre d'être encore traité comme un petit gamin »

    Christian le révolté est aussi Christian le curieux. Si sa lutte pour  voler de ses propres ailes le pousse à s'opposer à ses parents, il a, parallèlement, un amour vrai et un respect profond pour eux.

    C'est ce qui rassure son père.

    Christian le curieux apprécie les moments de bonne discussion qu'il a avec Papa et celui-ci sait répondre à son besoin de curiosité.

    « Si Papa n'a pas réponse à tout, c'est que c'est un homme normal et qu'il n'essaie pas de m'emberlificoter », pense Christian, confiant et heureux. « C'est pas comme les « ceusses » qui cherchent à me soumettre  avec leur morale de bien pensants. »

    Ah que cette journée fut belle où Christian et Papa ont gravi la montagne. « D'ici on voit bien que les humains sont petits et que le monde est si grand et si beau » a dit Christian serein et tranquille.

  • Le quatrain de la semaine

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  • Les petites histoires de Gabby: 52.La peur

    Vu de l'extérieur, la petite fille a tout pour elle : elle est grande pour son âge, elle a de beaux longs cheveux blonds et ses parents l'habillent avec beaucoup de goût. Ses grands yeux bleus l'annoncent déjà : elle sera très belle.

    A y voir de plus près, y'a de la douleur cachée. Patricia dégage de la tristesse... elle a peur et son grand-papa, toujours attentif à ses petits-enfants, s'en inquiète.

    « Tu sais, ma chérie », dit le grand-père « si tu le veux tu peux me confier ce qui pèse si lourd sur ton coeur. »

    La petite ne peut répondre car elle n'est pas consciente du pourquoi et du comment de ses trop longs moments de peur et de tristesse.

    Patricia est entre les mains d'un jeune abbé qui l'éduque à la dure à coups de catéchisme qui doit faire d'elle une femme pure, droite et sans péché.

    Le bien, le mal, les feux de l'enfer... tout y passe. « Fais pas ci, fais pas ça... sinon Dieu te punira et tu n'iras pas au paradis ».

    Grand-Papa est convaincu du traumatisme de Patricia. Les peurs de sa petite-fille l'inquiètent.

    « Tu sais, ma chérie », lui dit-il « moi aussi j'avais très peur quand j'étais enfant ; j'ai même eu peur que ma maman m'abandonne. J'avais peur des grands garçons qui me tapaient. J'avais peur des chiens, peur de la nuit et du noir, et surtout... peur des morts. C'est plus tard quand je n'ai plus été obligé d'écouter les peurs que certaines personnes voulaient mettre en moi pour mieux me commander, que j'ai osé regarder la lumière en face. Essaie donc de croquer la vie à belles dents et n'oublie pas que la nuit est le début de toute journée. »

  • Le quatrain de la semaine

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