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Gabby Marchand - Page 2

  • Les petites histoires de Gabby: 84.LE RENDEZ-VOUS

    J.J. est un malade gravement atteint de timidité. Il ne veut tellement pas qu’on le reconnaisse que personne (ou presque) ne sait son prénom ou son nom. Ce qui fait qu’il est devenu très connu sous les initiales J.J.

    Salut J.J. ! Ça va J.J. ? T’as pas vu J.J. ? A tant se cacher derrière ses initiales, J.J. est obligé de vivre sa timidité maladive en pleine lumière.

    Enfin dans SA solitude, J.J. aspire pourtant à conquérir une âme sœur. Il crève d’envie d’habiter sa solitude avec une compagne.

    « Vivons heureux, vivons cachés » est un dicton qui lui convient parfaitement.

    Il ose une rencontre sur Internet. Pas de photo, mais un premier rendez-vous est envisagé.
    « Rencontrons-nous à 17 heures 30 au Café du Rond-Point près de la Gare », lui suggère l’élue.
    Le jour dit, J.J. est attablé au Café du Rond-Point dès 15 heures 30.
    « J’aurais le temps de réfléchir afin de bien me comporter devant cette peur qui me ronge » s’était-il dit.

    La belle dame qui s’assoit à sa table lui fait la conversation presque unilatéralement. J.J. se sent bien. Ils partent ensemble.

    Il est 17 heures 30. Une femme cherche avec insistance un regard approbateur. Rien… elle commence à croire aux fantômes.

  • Le quatrain de la semaine

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  • Les petites histoires de Gabby: 83.GEORGES PEREC

    Ça y est ! Il y est ! Il est 16 heures 21 et André note sur son carnet de voyage qu’il est enfin arrivé dans cette toute petite rue qu’est la rue Georges Perec, « écrivain français 1936-1982 ».

    Il a compté 32 pas de marcheur, 21 escaliers, et encore 15 pas de marcheur et le tour est joué. « C’est à coup sûr l’une des plus petites rues de Paris et ça c’est bien » pense-t-il pour rendre hommage à cet écrivain du surréalisme et de l’autodérision.

    André a passé plus d’une heure de RER et de bus (57) pour cet instant de bonheur à remplir sa tête et son cœur du souvenir de Georges Perec tant aimé par lui.

    La rue Perec est près de la porte de Bagnolet et qui voudrait s’y rendre aura à cœur de faire l’effort de chercher tout il faut faire l’effort pour pénétrer dans les écrits de Perec afin de s’en repaître à satiété.

    Il y a quelques années, André avait découvert les « Je me souviens… » dits par le merveilleux comédien Samy Frey au théâtre de l'Opéra Comique, à Paris. Depuis, il a lui-même écrit un millier de SES « Je me souviens… » qui ont permis autant de courts voyages dans son passé. Demain André quittera Paris rempli d’images qui ne le quitteront pas si tôt.

    « Salut Perec » dit-il à haute voix avant de s’engouffrer dans la bouche de métro de la ligne 3.

  • Le Quatrain de la semaine

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  • Les petites histoires de Gabby: 82.ST DENIS-NOISY

    …le tramway T1, le même de Saint-Denis à la gare de Noisy. En quarante-cinq minutes André passe par l’Afrique par plusieurs pays asiatiques, un « no man’s land » de friches industrielles pour sombrer dans la tristesse et la morosité de Noisy-le-Sec.
    Pour sûr que la ligne T1 ne supporte pas la comparaison avec la belle ligne T3 et pourtant, André sait goûter au plaisir du dépaysement.
    Théâtre Gérard Philippe – Basilique Saint-Denis – Hôtel de Ville de la Courneuve – Hôpital Avicenne (hôpital franco-musulman) – Bobigny – Pont de Bondy – Noisy-le-Sec – autant de noms de lieux qui évoquent des événements moult fois portés à la une des journaux.
    Le RER E le ramène vers la Gare Saint-Lazare : ligne lugubre, heureusement courte. Et le voilà reparti à traverser Paris par ligne de bus 21 jusqu’au stade Charléty. Un petit coup de tramway vers le Parc Montsouris où il reprend ses esprits dans le bercement des arbres bien-aimés.
    Devant la station RER Cité Universitaire il s’offre un épi de maïs grillé vendu par un marchand aux allures indiennes.

    « Ça me rappelle la gare Saint-Denis (l’Afrique du Nord parisienne) » pense-t-il, croquant à belles dents et les yeux fermés dans son épi tout chaud. Quatre heures que ça lui a pris. Si ça, c’est pas un beau voyage !

  • Le quatrain de la semaine

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  • Les petites histoires de Gabby: 81.LE TRAMWAY T1

    Le voyageur voyage…encore. André doit assouvir sa curiosité. Il a besoin d’aller de l’avant… vers la découverte.

    La ligne de tramway T3, au sud de Paris, l’avait enchanté. Aujourd’hui ce sera la  ligne de tramway T1 qui l’emmènera de Saint-Denis à la gare de Noisy.

    Il quitte son copain Pascal de la brasserie « Le Royal » située juste à côté de la station de RER Bagneux. Il vient d’y boire un p’tit noir et par la même occasion de faire un petit brin de causette avec le pote Pascal LE serveur du « Royal ».

    Après avoir consulté les différents plans, il se réjouit à l’avance de ce voyage parisien qui devrait durer environ trois heures.

    RER B : Bagneux - Gare du Nord

    Rer D1 : Gare du Nord - Saint-Denis (sur la droite il perçoit furtivement un bout du toit du Stade de France et quelques haubans).

    Le trajet à pied Gare de Saint-Denis à la station du tramway T1 Saint-Denis le projette dans un monde qu’il ne soupçonnait pas auparavant. « Je dois être dans une banlieue de ville africaine » se dit-il non sans plaisir.

    Les contrastes sont grands et lui se sent tout petit. Autant de dépaysement n’est pas fait pour déplaire.

    Il regarde. Il hume : de partout ça sent les épis de maïs grillé.

    Arrivé à la station de départ, il veut consulter le plan affiché. « Vous permettez ? » dit-il à un groupe de trois noirs baraqués et tout et tout. « Ici… t’es pas chez toi… Dégage. »

    Il ne sent pas chez lui et… dégage. « C’est ça les voyages » pense-t-il et il poursuit son chemin.

  • Le quatrain de la semaine

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  • Les petites histoires de Gabby: 80.PASCAL

    En ce 25 août, le voyageur est content. Après un mois de fermeture estivale « Le Royal » à Cachan a réouvert.

    « Le Royal » est un de ces bistrots que le voyageur affectionne au plus haut point. Café, bistrot, bar-tabac, brasserie, loto et PMU avec en plus, un grand écran au fond du troquet pour suivre les courses de chevaux en direct. Bien franchouillard dans son acceptation la plus noble, notre voyageur aime y retourner à chaque fois que ses pas l’emmènent vers cette banlieue sud qu’habitent des amis chers à son cœur.

    « « Le Royal »  c’est bien, dit-il «  je commence à m’y sentir aussi bien que dans les bistrots préférés de chez moi ».

    Depuis qu’il y va régulièrement (à espaces plus moins longs) il est devenu pote avec le serveur Pascal et ça, notre voyageur l’apprécie sans limites. « Je me sens vraiment comme à la maison » dit-il à ses amis.

    En ce 25 août, donc, c’est un Pascal tout neuf, tout bien dans sa peau et tout content de retrouver son petit monde d’habitués qui s’écrient en revoyant notre voyageur par un « Salut André, quel plaisir de te revoir ; ça en fait des payes…». Et notre André de rayonner de plaisir : « il se souvient de mon prénom… sacré Pascal, va… »

  • Le quatrain de la semaine

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